Le mouton émancipé
Confiance en soi,  Vie de femme

Vivre pour soi

Ça fait plusieurs années que j’ai cessé de vivre pour les autres. J’aime donner et faire plaisir, ça fait partie de moi et j’aime être ainsi. Cependant, avant, je mettais systématiquement les intérêts des autres avant les miens et cela même quand je n’en avais pas vraiment envie. Un jour, j’ai décidé de vivre en accord avec moi-même. D’être à mon écoute tout en respectant les autres mais en me respectant moi d’abord. Je n’ai pas vu les résultats du jour au lendemain. J’ai fait des petits pas et aujourd’hui je peux constater toute la distance parcourue et les changements que cela a apporté dans ma vie.

Maître de mes choix

J’ai accouché deux fois chez moi. Et, si je devais citer les deux plus beaux moments de ma vie, je n’aurais pas à m’interroger longtemps. Ce furent mes deux accouchements.

A aucun moment je n’ai envisagé ça autrement. Malgré toutes les vives réactions auxquelles j’ai dû faire face, surtout pour la première fois, je ne regrette rien. Et parce que j’étais déterminée, personne ne m’a volé ces précieux et magnifiques instants qui font partie, à tout jamais, de ma mémoire et qui représentent mes plus doux souvenirs.

Pourquoi je n’ai pas flanché ?

J’ai pris du recul et ai examiné ma situation. J’étais en bonne santé et mes bébés aussi. Mes grossesses se déroulaient à merveille. Bien sûr, j’avais pesé les bénéfices et les risques résultant de cette décision et, à l’issue de cette “analyse”, j’étais confiante et sereine. Donc, je savais que tout se passerait bien, pour trois simples raisons. J’avais :

  • confiance en moi
  • confiance en mon bébé
  • confiance en ma sage-femme

Si j’avais écouté tous ces briseurs de rêves, je serais passée à côté de ces deux magnifiques expériences qu’il m’aurait été impossible de revivre.

C’est vrai, je suis têtue. Entêtée. Déterminée. Si j’y crois, je fonce. Je ne dis pas que c’est une qualité, mais c’est incontestablement une force.

Inébranlable ?

Non. Je doute, parfois beaucoup, comme tout le monde je présume. Mais quand je suis intimement, profondément convaincue rien ne m’arrête.

Cette confiance en moi, je l’ai construite. A coup d’échecs et de déceptions. Je suis passée par un long cheminement pour être celle que je suis aujourd’hui. Je me suis entretenue avec moi-même et j’ai appris à me connaître. J’ai fait la paix avec moi, avec mon passé qui ne m’appartient plus et sur lequel je n’ai plus aucune emprise tout ça pour me concentrer sur : le présent.

Dans ce monde de fous et de plus en plus fou, j’ai choisi de faire des choix réfléchis, sans me soucier du “qu’en dira-t-on”. J’ai des principes. Des valeurs. Je respecte ceux des autres donc je m’attends à ce qu’on respecte les miens.

En effet, je veux pouvoir dire, en tous temps, pourquoi j’ai fait tel ou tel choix. Je ne veux pas devoir dire “on m’a dit que”, “tout le monde fait ainsi”. Je ne suis pas tout le monde. Je suis moi et je peux réfléchir par moi-même pour décider du sens que je donne à ma vie.

De plus, faire comme les autres ne m’a jamais intéressée. Avoir peur d’être différente ne me fait pas peur non plus. Pas que je veuille à tout prix me différencier. C’est juste que suivre un courant ou une mode juste parce que ça me donne l’impression d’être mieux “acceptée” ou plutôt d’entrer dans le “moule” ne me correspond pas. C’est comme ça. Généralement, si “tout le monde l’a”, alors, ça ne m’intéresse pas ou plus. J’ai toujours été ainsi. Obtenir les choses sans les mériter ne me procure aucun plaisir. Qu’on me mâche le travail, non plus. J’ai ce profond besoin de parvenir à un résultat par moi-même, autrement, je n’y vois aucun intérêt.

Apprendre à dire non

Il fut un temps où je ne savais pas dire “non”. Ce mot là, on ne me l’avait tout simplement pas appris. Littéralement. Dire “non” c’était mal poli. Donc j’ai grandi en étant d’accord, même quand au fond, je pensais “non”. Mes parents et tous ceux qui m’ont connue enfant vous diront que j’ai été facile à vivre. Une petite adorable. Aujourd’hui, “non”, c’est peut-être le mot le plus important dans mon vocabulaire. C’est, en effet, lui qui donne toute sa valeur à mes “oui”. A présent si je dis oui, c’est que j’en ai vraiment envie et que je ne le regretterais pas. Faire à contre-coeur, je ne sais plus faire. Et, je ne cherche plus à faire plaisir à tout le monde car :

“j’ai compris qu’on ne peut contenter tout le monde sans se trahir soi-même.”

le mouton émancipé

Pour te donner un exemple, mon ainée a 3 ans et demi et même si, parfois, c’est dur, son “non” est pour moi sacré. Même pour des choses qu’on définirait comme “futiles”, “non” c’est NON. Ce n’est pas pour ça qu’elle en joue. Bien au contraire. Tout est bien plus simple ainsi. Simplement, parce qu’elle se sent respectée.

Je suis responsable de mon bonheur

Je ne compte sur personne pour être heureuse. Mon bonheur, je le construis. Comment ? En accordant de la valeur à ceux et celles qui peuvent y contribuer. Ma vie n’est pas parfaite, loin de là. D’ailleurs, pour moi, le bonheur n’est pas une constante et le bonheur absolu ne fera jamais partie de cette vie. Je dis ça car je suis consciente de la méchanceté et de la misère dont regorge la terre à cause de l’Homme. J’ai toujours, dans un coin de ma tête, une pensée pour tous ces innocents nés au mauvais endroit au mauvais moment. Donc, pour moi, le Bonheur avec un grand “B”, n’est clairement pas de ce monde et de ce fait je n’atteindrais jamais un état de plénitude absolue.

Malgré cela, je peux connaître des moments heureux et goûter au bonheur de maintes façons. La vie est pleine de rebondissements plus ou moins agréables. Ce qui m’aide à être heureuse ? Me dire qu’il y a TOUJOURS une solution à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un problème. Rien n’est toujours tout noir. Même quand on n’arrive pas à voir l’issue d’un problème, je sais que d’une façon ou d’une autre, tout rentrera dans l’ordre.

Avoir une telle approche nécessite que l’on cultive plusieurs qualités… la patience en premier lieu. Dans notre société on veut tout, tout de suite. Cependant, résoudre une situation demande, parfois, du temps. Et qui dit temps dit “attendre”. Voilà qui est compliqué lorsqu’on est de nature impatiente, Mais, en apprenant à gérer ses émotions et en travaillant sur soi, on y parvient.

D’autre part, je suis quelqu’un qui prend les choses à coeur. Je suis sensible et dure envers moi-même. Je travaille toujours sur moi, notamment, en ce qui concerne le “lâcher prise” et le fait de prendre du recul sur les situations compliquées.

Avec le temps, je comprends que c’est, principalement, l’angle que l’on choisit pour considérer un “problème” qui est déterminant. En effet, on peut choisir de ne voir que le négatif ou, au contraire, de se concentrer sur ce qu’on aura appris à l’issue de cette épreuve. En d’autres termes, j’ai décidé de voir le verre à moitié plein plutôt que vide. Ça ne demande pas beaucoup plus d’efforts et pourtant ça change tout.

Il est vrai que pour moi, agir ainsi, n’est clairement pas inné. Toutefois, ça se travaille, ça s’apprend et la bonne nouvelle c’est que TOUT LE MONDE peut y arriver. Être paralyser par les obstacles (la peur, le refus, l’opposition, l’échec) empêche d’avancer et d’apprendre. Par conséquent, c’est notre approche qu’il faut donc totalement revoir.

Aussi, j’ai compris que ce n’était pas en ruminant le passé, en broyant du noir que je pouvais m’attendre à des améliorations et à y voir plus clair.

Vouloir c’est pouvoir

Ma devise : vouloir c’est pouvoir. Pourquoi ? parce que n’importe qui, qui se donne les moyens, parvient au résultat souhaité. C’est “mathématique”, certes, pas toujours “équitable” mais avec plus ou moins d’efforts, je suis intimement convaincue que tout le monde peut y arriver.

Si je peux, tu peux. Si tu n’es pas heureux, tu ne peux t’en prendre qu’à toi. Pourquoi ? Parce que tu es la seule personne capable et à même de changer le cours de TA propre vie. Comprends et accepte que nul n’est heureux en permanence. Ce n’est, d’ailleurs, pas une mauvaise chose en soi car c’est grâce à ça que l’on sait reconnaître le bonheur. On ne sait pas quand il vient mais on sait quand il est là. L’être humain est une créature complexe qui doute, qui déçoit et qui est déçue. De plus, la vie est dure. C’est vrai, pour certains plus que pour d’autres. Néanmoins, rappelle-toi que c’est la façon dont tu appréhendes les situations qui te mènera vers une issue heureuse ou non. Tout s’apprend. Tout le monde apprend. Il suffit de le vouloir.

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