Le mouton émancipé
Confiance en soi

L’incroyable pouvoir du questionnement

Si tu as la flemme de lire… je le fais pour toi 🙂

Quelles sont les questions que je me pose ?

Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Pourquoi ça n’arrive qu’à moi ? Comment est-ce que je vais m’en sortir ? Qu’est-ce qui va encore m’arriver aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ou de ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que je serais sans eux ? Cela peut te sembler fou, mais, savais-tu que tu te poses plus de quatre mille questions par jour ? 

Incroyable, mais vrai ! Alors, bien sûr que, sur ces milliers de questions, la plupart (90%), sont des questions sans répercussion. C’est-à-dire qu’elles ne changeront rien dans ta vie et ce sont, d’ailleurs, ces mêmes questions que tu te (re)poses chaque jour. 

Parmi les nombreuses interrogations que tu te poses et qui n’ont pas d’influence sur le cours de ton existence, il y a, par exemple :

Je mets mon manteau rouge ou noir ? J’achète une soupe ou une salade ? Je prends le bus ou le vélo? Parapluie ou pas ? Je l’appelle maintenant ou plus tard ? Je passe par là ou par ici ? etc.

Venant d’achever ma formation de coach professionnel certifié, j’avais envie de te partager une découverte qui m’a personnellement transformée ces derniers mois. Le coach (formé) est celui qui maîtrise « l’art du questionnement », autrement dit, qui a la compétence de poser des questions puissantes et pertinentes. Des questions permettant l’avancement de la personne qui se fait coacher sur une problématique, une évolution personnelle, l’atteinte d’un objectif, etc. 

Le pouvoir du questionnement

Le questionnement n’a rien de nouveau, bien au contraire. C’est un art qui nous vient de très loin. Socrate, philosophe grec du Vème siècle avant J.-C. est reconnu comme étant le père de la philosophie et du questionnement. En d’autres termes, on peut dire qu’il est l’inventeur du coaching. 

En effet, il cherchait à aider les individus à réfléchir par eux-mêmes, à se poser des question, à trouver leur voie, et à acquérir une meilleure connaissance de soi.

Les questions sont de puissants outils de transformation et de développement personnel. C’est donc avec un immense plaisir que je souhaite te parler de l’incroyable pouvoir du questionnement. Mon but est que tu puisses, toi aussi, comprendre ton fonctionnement, ton dialogue interne (la façon dont tu te parles), cela dans en vue de t’amener vers une belle dynamique de vie qui t’aidera et te soutiendra dans ton épanouissement et l’accomplissement de tes objectifs.

Ce qui est particulièrement intéressant, lorsqu’on parle de questionnement, c’est qu’on ne peut pas arrêter le cheminement de la question dans l’esprit de celui qui doit y répondre. En effet, on peut ne pas accepter un argument et le sortir de notre tête. Par exemple de dire : « les vacances à la mer sont les plus reposantes.  Non c’est faux, ce sont celles à la montagne. » Fin de la réflexion et de la discussion. Cependant, dans nos pensées, ce n’est pas aussi simple. Il nous est impossible de laisser une question sans réponse. Même si on prétend le contraire, le cerveau continue, en tâche de fond, à chercher une réponse. Pour quelle raison ? Parce qu’il est programmé, en dépit de notre volonté, pour chercher et trouver une réponse qui « convienne » à la question/demande qu’il a reçue. Ce mécanisme automatique porte un nom, il s’agit du « système réticulé-activateur ». Si un grand nombre des questions que l’on se pose n’a pas d’impact sur nos journées, il y en a d’autres qui influencent beaucoup nos pensées, notre énergie, notre motivation et notre état d’esprit. 

Alors, tu l’auras compris, si je reprends le début de l’article, à savoir :

Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Pourquoi ça n’arrive qu’à moi ? Comment est-ce que je vais m’en sortir ? Qu’est-ce qui va encore m’arriver aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ou de ce que j’ai fait ?

Quelles sont, d’après-toi, les réponses que tu te donnerais ?

Sens-tu tout le poids et la direction qu’engendrent ces questions ?

D’une manière générale, beaucoup de personnes se diraient :

Je le mérite, c’est de ma faute. Je l’ai probablement cherché. La vie est trop dure, je ne serai jamais heureux. Je ne peux pas m’en sortir. Dieu sait ce qui va encore m’arriver aujourd’hui. Ils vont penser que je suis…

Ce genre de demandes internes, génèrent des schémas de pensées qui créent, en celui qui se les pose, des ancrages qui vont inscrire au feutre, presque indélébile, des croyances que l’on dit limitantes, des techniques inconscientes d’auto-sabotage et d’énormes carences de confiance et d’estime de soi.

Comment de « simples » questions peuvent-elles avoir un tel impact ?

Parce que comme dit plus haut, tant que nous n’y avons pas répondu, le cerveau continue à chercher une réponse, bonne ou mauvaise, vraie ou pas. Par ailleurs, sache que le cerveau adore les répétitions. Plus tu te répètera quelque chose, plus tu accepteras cela comme une vérité absolue. L’avantage, c’est que si ça fonctionne pour le négatif, c’est également vrai pour le positif. Alors qu’attends-tu pour inverser la tendance ?

C’est pourquoi, la nature de la question est très importante. Une question négativement dirigée est destructrice. D’ailleurs, des gens mal intentionnés peuvent tout à fait te manipuler avec cet outil, d’apparence anodine, en orientant leurs questions dans la direction où il veulent t’emmener. Ce genre d’interrogations peuvent avoir le pouvoir de te dévaloriser, de te faire sentir un moins que rien, de t’ôter toutes forces d’agir. Cela parce que le fait de te les répéter, te fait croire que c’est « la vérité ». Tu finis donc par être convaincu que tu n’es pas capable, que tu n’y arriveras jamais, que ce n’est pas pour toi, que tu ne le mérites pas, que tu n’es pas assez courageux pour y parvenir,…
Ta vérité, à ce moment-là, et pour longtemps, si tu n’y fais rien, t’empêchera de prendre des décisions qui te seront profitables et d’atteindre tes objectifs.

A l’inverse, une question de qualité est un outil de réflexion puissant. 

Si tu savais à quel point un bon questionnement peut avoir un effet transformateur sur ta vie. Comme dit auparavant, tu peux te poser tout un tas de questions. Des question destructrices ou constructives. Des questions dévalorisantes ou bienveillantes, des questions « frein » ou « moteur ». Elles vont des plus insignifiantes aux plus existentielles. Ne néglige, jamais, l’impact qu’elles peuvent avoir sur toi ou sur celui ou celle à qui tu les poses.

On se pose tous des questions, tu t’en poses, je m’en pose, absolument tout le monde s’en pose ! Le problème c’est que personne ne nous a appris à nous en poser de bonnes qui nous seront aidantes tout au long de notre vie.

Il y a des moments dans la vie qui sont propices à se poser des questions et à se poser tout court. Toutefois, ce qu’on nous apprend depuis toujours c’est être en permanence dans l’action, dans la performance. Mais t’a-t-on, un jour, appris à t’ennuyer ? C’est pourtant à ces occasions, lorsque tu ne fais “rien” et que tu n’as rien à faire que tu peux, paradoxalement, grandement avancer.

Personnellement, j’ai compris que mon incapacité à m’arrêter cinq minutes venait du fait que l’on ne m’a jamais appris à apprécier l’ennui.

Le mouton émancipé

Profite de ces instants-là pour discuter avec toi, prendre du temps pour comprendre, analyser ce qui se passe dans ta vie et trouver ce qui t’aidera à avancer comme tu le souhaites réellement.

Si aujourd’hui, tu n’es pas là où tu aimerais être, demande-toi quel genre de questions tu te poses sans cesse, et, quelles réponses tu te donnes. Si tes questions ont, implicitement ou explicitement, une connotation négative, interroge-toi sur celles qui t’aideraient à trouver une solution, à prendre conscience de qui ne va pas, de ce qui pourrait être amélioré et à aller là où tu veux.

Ta petite voix

Dès aujourd’hui, quand tu entends ta petite voix intérieure n’accepte pas d’office tout ce qu’elle te dit. Arrête-toi un instant et… analyse la qualité, réfléchis à la direction qu’elle te donne.

Aussi, demande-toi à quelle personne tu te parles ? As-tu tendance à te parler à la première personne « je » ou à la deuxième ou troisième personne (il, elle, ton prénom ou tu) ?

Ces dernières années, les neurosciences, ont mis en lumière, un grand nombre de découvertes sur le fonctionnement de notre cerveau. Figure-toi que le fait de s’adresser à soi à la deuxième ou troisième personne à une forte influence sur le niveau de stress éprouvé et le réduirait même jusqu’à 60%. C’est sous IRM que ces recherches ont été menées et vérifiées.

D’autre part, se dire : « je vais y arriver » ou « allez Sara, tu vas y arriver » n’a pas le même impact. Donc, sans gêne, n’hésite pas à te prendre pour Alain Delon. On avait beau se moquer de lui, c’est lui qui avait tout compris, très probablement, sans le savoir. Le fait de se parler avec une certaine distance, c’est un peu comme si une personne extérieure s’adressait à nous.

Les solutions pour avoir un questionnement “juste”

L’objectif de Socrate était de faire penser à la façon dont chacun pense, autrement dit, à réfléchir. Réfléchir pour comprendre et avancer. Pourtant, ce n’est pas du tout ce que l’on nous enseigne à l’école. On nous y apprend plutôt à : trouver la « bonne » réponse. Souvent, celle que l’on a retenue par coeur, justement, sans trop se poser de questions. On ne nous a pas appris à nous interroger sur ce qu’il se passe autour de nous, ni à savoir prendre le temps.

Albert Einstein a dit :  “Si j’avais une heure pour résoudre un problème dont ma vie dépend, je passerais cinquante-cinq minutes à définir le problème et seulement cinq minutes à trouver la solution.”  En d’autres mots, ce qu’Einstein voulait dire c’est qu’une fois qu’on a bien réfléchi à une situation, à un problème, la réponse coule de source. 

Rappelle-toi de l’importance du choix de la question. Note aussi qu’une question qui commence par “pourquoi” a de grandes chances de ne pas t’aider à avancer. Quelle est la réponse à une question qui commence par « pourquoi » ? Et oui… c’est : « parce que ». Et dans un « parce que » il n’y a pas de temps ni de place pour une réflexion, c’est du tac au tac. Or, si on remplace « pourquoi» par « En quoi » ou «  qu’est-ce que… », ça change tout. Exemple : Pourquoi est-ce que je n’y arrive pas ? – Parce que je n’en suis pas capable, je n’ai pas assez d’expérience, de connaissances,… ». En revanche, si on se demande « Qu’est-ce qui fait que je n’y arrive pas ? C’est que j’ai besoin de m’entrainer d’avantage. Je dois gagner plus d’expérience,… ». Une fois que tu maîtrises ça, tu peux passer à l’étape supérieure. Te poser des questions positives et bienveillantes. « Qu’est ce que je pourrais faire ou mettre en place pour y arriver ? ». Tu sens la différence ? Les questions de ce type laissent beaucoup plus de place à la réflexion et à l’introspection.

S’arrêter un instant et…

Tu devrais t’arrêter un instant et réfléchir à la nature des questions que tu te poses. Quelles genres de réponses mes questions m’apportent-elles ? 

Dès maintenant, je te conseille d’être plus en conscience et d’analyser ce que tu te dis.

Pour être dans une dynamique positive, afin de me motiver et m’aider à garder le moral, j’ai pris une habitude quotidienne très simple. Elle consiste à me poser, tous les soirs, avant d’aller me coucher, trois questions. 

  • Qu’est-ce que j’ai appris aujourd’hui ? 
  • Quels sont les trois meilleurs moments de la journée ? 
  • Qu’est-ce que je ferai différemment demain ?

Garde en tête qu’à chaque fois que tu te poses une question, celle-ci doit être :

  • Inspirante
  • Bienveillante et
  • Respectueuse envers toi ou la personne à qui tu l’adresses

Quand tu sens quelque chose de négatif, prends l’habitude de te demander : « Qu’est-ce que je ressens par rapport à cette décision/situation  ? », « Qu’est-ce qui fait que je ressens ça? », « Qu’est-ce que je peux faire ou mettre en place, dès maintenant, pour me sentir mieux ? » 

Au lieu de fuir l’introspection et/ou la prise de décisions, prends un temps. Respire et pose-toi des questions, de vraies et bonnes questions qui t’aideront à avancer.

Quand tu choisis de te poser de bonnes questions, tu renonces à te dévaloriser et à perpétuer un schéma de pensée qui ne te sert pas et qui t’empêche même d’avancer. C’est un peu comme si tu trainais un gros boulet derrière toi.

Seul, tu peux déjà faire de grands pas, mais, si tu as besoin que quelqu’un t’aide à débroussailler certaines situations ou à atteindre tes objectifs, n’hésite pas à chercher un coach qui pourra t’accompagner sur « le chemin du mieux être et du mieux vivre ».

J’espère que cet article t’a plu, n’hésite pas à me le dire en commentaire.

Prends soin de toi.
Sara

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inscris-toi à ma newsletter !

*

code

error: Content is protected !!